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Méthanisation

Méthaniser en ville, c’est possible

Installer une usine de méthanisation en périphérie d’une agglomération de 60 000 habitants et à 150 mètres des premiers riverains ? Ce projet qui participe de la dynamique de transition énergétique portée par les collectivités locales est soutenu par les politiques en place. Mais l’approche d’échéances électorales en fait un sujet potentiellement explosif…

 

Après un diagnostic approfondi du système d’acteurs local et de l’historique des projets sensibles du quartier qui doit accueillir l’installation, l’équipe Tact propose un dispositif d’information et de concertation de proximité qui s’appuie sur les structures associatives existantes (associations de défenses du cadre de vie et de protection de l’environnement). Des réunions micro-locales organisées en tenant comptes de la localisation des impacts du projet se tiennent chez l’habitant, en petits groupes. C’est l’occasion pour le porteur de projet de démontrer à chacun des riverains concernés sa volonté d’intégration et le sérieux de son projet. A chaque question posée, à chaque crainte exprimée, le porteur de projet s’oblige à apporter une réponse consistante et adaptée. En créant une relation personnalisée avec chacun de ses futurs voisins, le développeur s’est intégré au système d’acteurs local dont il fait maintenant partie. Après un avis favorable du commissaire enquêteur, le préfet a autorisé la construction de cette usine qui doit accueillir 35 000 T de matières méthanisables pour produire 2 600 000 m3 de biogaz évitant ainsi l’émission de 4 000 T équivalent CO2. Début des travaux : mi-2016.

 

 

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Méthanisation

EGISOL, 95 000 tonnes de jus de maïs et de fumiers à méthaniser

Un industriel (Bonduelle), un développeur (IDEX) et un groupement d’agriculteurs locaux se réunissent pour lancer un projet de méthanisation territorial dans les Landes (40).

 

Tout est parti d’un gros souci de nuisance olfactive issu des jus de pressage de maïs à traiter en saison pour Bonduelle et des plaintes répétées du voisinage. Pourquoi ne pas en méthaniser une partie pour traiter la nuisance et valoriser le sous-produit du maïs ? Vient ensuite la discussion engagée avec les éleveurs du secteur pour traiter également leurs effluents (fumiers – lisiers). L’alliance de ces trois acteurs ne va pas de soi et pourtant, il faudra rester unis pour développer ce projet dans les meilleures conditions et résister à la pression locale.

C’est le défi qu’a relevé l’équipe Tact : mettre en place un pilotage efficace, une équipe projet opérationnelle pour le développement de ce projet, proposer un cadre de dialogue à même de réguler les tensions locales et faire la bonne pédagogie de ce projet innovant et bénéfique pour le territoire.

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 VALDIS 1ère unité de production de bioénergie en Loire Atlantique

 

Au cœur du Pays de Chateaubriant, à Issé, sur le site de biodéchets SARIA, la première unité de méthanisation rurale à partir d’effluents d’élevage (fumiers, lisiers) et de résidus de biodéchets (os, sang, plumes) est sortie de terre. Explications.

 

Le calendrier a été respecté : depuis les études préparatoires en 2005-2006 jusqu’à la mise en route de l’installation fin 2012, le projet agro-industriel a gardé le cap, malgré un historique difficile dû à des nuisances olfactives récurrentes sur le site d’Issé. Une première étude de contexte locale avait conduit l’équipe-projet composé de responsables SARIA et TERRENA à repenser la stratégie de concertation avec la commune et les riverains, puis à densifier le travail de mobilisation des agriculteurs adhérents du projet. L’équipe a accompagné tout au long de cette réalisation un projet pionnier en matière d’énergies locales et renouvelables.